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Parc de la Préhistoire

Au cœur des Pyrénées, le Parc de la Préhistoire est un site unique établi au sein d’un vaste espace naturel, présentant de nombreuses installations pédagogiques et organisé à partir d’un grand bâtiment, aux lignes et couleurs modernes, abritant un musée et divers services. Mon intervention s’est inscrite dans ce cadre architectural et paysager fort, où construction aux lignes radicales contraste fortement avec la nature prégnante du site et de son environnement de montagne. Pour cette conception, je me suis inscrit en cohérence avec le contraste existant, évitant les faux semblant assosié au thème même du Parc, en trouvant ma propre expression d’une modernité qui vient donner toute la profondeur temporelle au thème préhistorique.

Contexte

Créé en 1994 par le Conseil départemental de l’Ariège, le Parc de la Préhistoire s’étend sur 13 hectares et constitue un lieu de référence pour la valorisation de l’art pariétal et des cultures préhistoriques. Il se compose d’un vaste espace extérieur au carastère très naturel, comprenant une ensemble d’ateliers thématiques animés (feu, taille des silex, chasse, feu) déployés le long d’un parcours didactique et un grand batiment moderne qui constitue un pendant. Ce dernier comprend un musée appelé Grand Atelier, un resturant, une boutique et des locaux administratifs ; sombre et immersif, radicalement moderne, il semble évoquer le passage de la lumière vers la profondeur des grottes.
Le parc est labellisé « Grands Sites Occitanie – Niaux-Mas-d’Azil, Pyrénées Préhistoriques » et « Qualité Tourisme Sud de France », et attire chaque année un large public français et international.

Intention

L’enjeu était d’accompagner cette architecture contemporaine et son atmosphère volontairement décalé au thème du Parc, pour proposer un parcours qui conjugue pédagogie et émotion. Ma démarche a consisté à imaginer une signalétique qui prolongent cette expérience de seuil et de profondeur, en dialogue contrasté avec le paysage et le thème préhistorique, en toute solennelité.

Réalisation

Les mobiliers s’incrivent en cohérence avec l’existant dans leur couleur comme ses lignes contemporaines et respectent les enjeux de durabilité (métal, résistant et recyclable à l’infini). Les contenus et l’iconographie sont volontairement sobres, épurés et didactiques pour offrir la meilleure lisibilité et accessibilité au public. La création ex-nihilo de la signalétique du bâtiment et de la signalétique directionnelle, la nouvelle formulation des supports médiatiques extérieurs et du musée, consitue un ensemble cohérent et complet qu’il était nécessaire pour offrir une seconde vie au Parc après 20 ans de fonctionnement.

Dimension symbolique

Au-delà de la transmission des connaissances, le projet cherchait à créer une résonance forte, par contraste, avec l’imaginaire préhistorique ; à l’instart de David Lynch dans son film culte « 2001, Odycée de l’espace », qui joue avec un objet de nature mystérieuse et décalée. De sa fonction initale de support de signalétique, le mobilier prend une dimension intemporelle pour devenir le miroir du temps, une entrée dans l’univers des origines, où science et émotion se rejoignent. La signalétique devient alors « passeur », reliant notre époque et les profondeurs de l’humanité des grottes.

Année

2016

Lieu

Tarascon-sur-Ariège, Ariège, Pyrénées

Matières

Métal, supports graphiques

Partenaires

SESTA (Département de l'Ariège)

Photographie en grand angle du bâtiment du Parc de la préhistoire vu depuis l'accès du parking. La prise de vue montre les lignes et couleurs contemporaines du bâtiment, son guichet d'accueil et le grand panneau marquant l'entrée.
Photographie d'un totem design, en acier plié et thermolaqué, en cohérence avec l'architecture contemporaine marquée du site. Le principe design n'est pas sans rappeler les origamis. Celui-ci, destiné à marquer et informer un lieu d'exposition ou d'animation extérieur, comprend le nom et la description de l'atelier, ainsi que des symboles directionnels.
Photographie d'un ensemble de signalétique installée à l'occasion du rafraichissement de la signalétique du Musée de la préhistoire.

Dans la même thématique

Panneau d'accueil de la grotte de Niaux, pensé comme un support design attractif en cohérence matérielle avec l'arche de Massimiliano Fuksas qui marque de façon monumentale l'entrée de la Grotte. Le panneau destiné à recevoir les informations essentielles et préalable à la visite du site, est un grand carré constitué "d'écailles" en acier Corten dont les formes et l'assemblage symbolisent autant un principe d'obturateur photographique mécanique, comme un instantané en zoom sur le passé, qu'une métaphore de la caverne qui s'enfonce vers les profondeurs de la terre et du temps.
Photographie d'une stèle botanique et poétique en acier Corten dédié au Chêne pédonculé, devant son sujet. La stèle comprends le nom français, le nom botanique latin, la découpe de la feuille de l'essence et un haïku : "Le temps passe, mais il reste - Celui sous lequel - Nos aieux ont gravé leur amour."
Photographie en perspective du musée montrant plusieurs vitrine d'objets de souvenirs, la seconde partie de la frise historique, une part de la grande photographie du Château de Preisch (Lorraine) et sa chapelle, et le bureau de Mère Thérèse-Emmanuel.
 

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